Désormais leaders de la table sur mesure, For Me Lab et son équipe de 15 personnes développent l’âme de la maison : « créateur de convivialité. Sublimateur d’espace ». Jordane et Géraldine accumulent quant à elles, envies et projets, souhaitant faire de leur entreprise la première marque de mobilier éco responsable.
DESKOPOLITAN : Comment vous-êtes vous rencontrées ?
GÉRALDINE : C’est une histoire d’amitié et de jeunesse. Nous nous sommes rencontrées sur les bancs de Dauphine, suivies au Celsa avant de faire un stage puis travailler dix ans au marketing pour les cosmétiques Coty. Dès 2008, j’en avais parlé à Jordane, j’avais déjà envie de monter ma boite. Après Coty en 2012, j’ai travaillé dans la mode mais dans mon parcours, c’était clair que j’allais naturellement vers la création d’entreprise.
JORDANE : Moi, j’ai une carrière plutôt « mono-maniaque », car je suis restée directrice marketing chez Coty ! Mais je sentais que j’en avais fait le tour à force de me poser la question : « il se passe quoi après ? ». En 2015, je me sentais prête à tout lâcher pour me lancer avec le sentiment que c’était maintenant ou jamais !
G : Mais nous ne voulions pas monter une entreprise, juste pour en monter une ! Nous souhaitions créer quelque chose qui nous ressemble teinté de nos valeurs.
DP : Comment est née l’aventure de For Me Lab ?
G : L’idée est venue lorsque j’aménageais ma maison et que je cherchais une table pour ma salle à manger. Je ne trouvais rien qui me plaise et n’avais pas envie de courir les showrooms. La seule manière d’obtenir la table de mes rêves était de la faire réaliser par un artisan. Sans connaitre particulièrement ce milieu, c’est comme cela que l’idée est née. Je l’ai évoquée à Jordane et on s’est senties assez fortes pour se lancer dans ces belles créations artisanales, à la demande et sur mesure.
J : Fin 2015, Géraldine est donc partie en chasse d’artisans, repérer les talents et les faire adhérer à notre démarche et nos valeurs. Nous avons également prospecté auprès de clients potentiels et j’ai commencé à préparer le site… En mai 2016, nous étions en live auprès d’amis et notre propre communauté sur les réseaux sociaux. Ça a pris tout de suite auprès de trentenaires à la recherche de produits ayant du sens… et auprès d’artisans constatant que nous pouvions leur apporter du travail…
G : …Avec eux, nous voulons également moderniser l’artisanat, inclure l’humain et la notion de temps. Dès le départ, nous prévenons nos clients : « vous ne serez pas livré en un jour ». Des créations à la commande qui implique également de ne pas stocker ni faire de soldes. Nous avons commencé uniquement avec des artisans français, mais développant de plus en plus de volume, nous avons élargi notre champ d’action tout en restant local et européen. Lorsque nous devons livrer à Lille, produire aux Pays-Bas respecte le circuit court… D’autant que ce pays est l’un des plus écolos. Finalement, nous sommes « Made in Artisans » avec davantage une recherche des savoir-faire et des talents que des lieux.